Test EPZ K1 : des intras pour les amateurs de belles basses

Frais et au taquet après deux semaines de vacances, je reviens plus en forme que jamais avec un nouveau test qui devrait titiller les amateurs de belles basses. Aujourd’hui, on va faire un tour complet des EPZ K1, des écouteurs qui sont passés presque inaperçus dans le grand vivier qu’est la ChiFi. Faites vrombir les basses, ça va envoyer du lourd !

La tendance actuelle est aux intras KZ et CCA, avec en particulier les excellents CA16. L’entrée de gamme est dominée par ces géants qui tirent à tout-va, laissant peu de place pour une concurrence vraiment efficace. Malgré tout, on trouve quelques petites perles qui passent inaperçues mais qui ont un beau potentiel. Recommandés par l’ami @TechnoidFr, les EPZ K1 sont de ceux-ci.

Bien que rodant depuis peu dans le monde de la ChiFi, je n’avais jamais entendu parler de cette marque. Il faut dire qu’il y en a un paquet qui sont inconnues, naissant et disparaissant à vitesse grand V. EPZ a toutefois à son actif quelques intras, dont certains à plus de 250€. Histoire d’être prudent, je me suis orienté vers des modèles plus abordables avec les EPZ K1.

Commercialisés à moins de 50€, ces écouteurs filaires chinois viennent boxer dans le même segment tarifaire que les CCA CA16 et les CVJ CSN. Leur proposition sonore est toutefois très différente de ces deux modèles. C’est d’ailleurs ce qui fait tout le charme de la ChiFi : trois paires d’intras différentes, trois sonorités différentes mais un prix très attractif !

 

Note : les EPZ K1 présentés dans ce test ont été achetés par mes propres moyens. Je ne touche aucun argent de la part du constructeur. La seule source de revenus de ce site est générée par les liens d’achat affiliés proposés dans ce test.

EPZ K1 : spécifications techniques

Actuellement, les EPZ K1 sont les intras les moins chers de la marque. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils sont mauvais, loin de là. Ils démontrent même qu’il n’y a pas forcément besoin d’aligner des dizaines de transducteurs dans une paire pour obtenir un son de qualité. Ils optent ainsi pour un montage relativement simple avec un driver dynamique et un driver à armature équilibrée.

Présentation EPZ K1

Jetons un œil à la fiche technique histoire d’en apprendre plus sur ces écouteurs :

  • Architecture : 1 BA + 1 DD
  • Impédance : 24 Ω
  • Sensibilité : 110 dB
  • Plage de fréquence : non précisé (mais on s’en fout un peu…)
  • Connecteur : 2-pin 0.75 mm
  • Prise : Jack 3.5 mm

Comme vous l’avez remarqué, on ne sait rien sur la plage de fréquence couverte par les K1. Ce n’est pas bien grave, il est de toute façon inutile de monter à 40 ou 50 kHz pour profiter d’un bon son. C’est plus du bullshit marketing qu’autre chose.

Rien de bien spécial à rajouter sur ces intras, comme tous leurs homologues ils sont destinés à un usage nomade et se révèlent très faciles à driver. Vous pourrez ainsi les utiliser avec votre smartphone au besoin, même s’il sera toujours plus sympa d’utiliser un petit ampli DAC USB ou un baladeur audiophile de qualité.

Design et finitions

Conçus par un procédé d’impression 3D, les EPZ K1 ont un design relativement sympathique, bien que tout en plastique. Ils se démarquent par leur petite taille et surtout leurs embouts atypiques.

Packaging

Avant d’entrée dans le vif du sujet, jetons un rapide coup d’œil à la boite des K1. Comme la plupart des écouteurs à moins de 50€, l’emballage ne fait pas de folies. Les intras sont logés dans du carton et basta.

Packaging EPZ K1

EPZ a néanmoins la bonté de nous fournir une petite plaquette – elle aussi en carton – avec pas moins de six paires d’embouts en silicone. C’est relativement généreux, d’ordinaire on a juste trois paires correspondant à trois tailles différentes. On récupère aussi au passage une petite sacoche de transport souple de belle qualité.

Il n’y a donc pas la même classe que la boite en bois des CVJ CSN, mais le packaging des EPZ K1 reste plutôt pas mal.

Câble

Niveau câblage, les EPZ K1 font partie des bons élèves. Tout en noir sur mon modèle, le câble tressé se révèle à la fois souple et résistant. Il ne s’emmêle pas – ou très peu – grâce au petit scratch d’attache intégré.

Câble EPZ K1

Malgré leur apparence, les connecteurs sont du 2-pin et pas du MMCX. C’est une bonne nouvelle, les MMCX ne sont pas réputés pour leur solidité. Le câblage des EPZ est donc de bonne qualité, rien à redire dessus.

Confort

Si je devais qualifier le confort des K1, le premier mot qui me viendrait à l’esprit serait « étonnant ». Relativement compacts, ces intras ChiFi se démarquent avec des embouts atypiques.

Embouts EPZ K1

Conçus en silicone, ils ont un aspect rugueux qui fait penser à de la mousse à mémoire de forme. Ils donnent un peu l’impression de coller à l’oreille et ne sont pas très confortables au premier abord… Mais une fois pris l’habitude de leur texture, on se met à avoir du plaisir à porter ces embouts. Cylindriques comme ceux des CCA CA16, ils sont peu profonds. Ils isolent toutefois très bien des bruits ambiants. Leur faible profondeur fait qu’ils ne sont pas blessants car ils ne rentrent pas loin dans le canal auditif.

Les intras eux-même sont de très belle qualité. Plutôt compacts, ils bénéficient d’une belle conception malheureusement tout en plastique, seule la canule étant en métal. Moulée avec une impression 3D, la coque est d’excellente facture, profitant d’un joli effet « fibre de carbone » sur la face extérieur. Notez que les modèles colorés profitent d’une coque transparente, contrairement aux miens qui sont opaques.

Qualité sonore

Sources de test : Hidizs AP80 Pro, HiBy R3 Pro, Fiio M11 Pro, Zishan T1

Bon, c’est bien beau de passer presque 1000 mots à parler du look des écouteurs et de leur packaging, mais il est temps de passer aux choses sérieuses : le son !

Ce qu’il y a de magique dans la ChiFi, c’est qu’aucune paire d’intras ne ressemble à une autre au niveau de la sonorité. Pour moins de 50€, vous pouvez ainsi dégoter le son qui vous plait tout en sachant que vous allez avoir de la qualité. Vous voulez du neutre ? Jetez un œil aux CVJ CSN. Vous préférez un son vif ? Hop, CCA CA16. Votre style, ce sont les grosses basses ? Dans ce cas, foncez sur les EPZ K1.

EPZ K1 et écouteurs ChiFi
De gauche à droite : Hidizs MS1, EPZ K1, CVJ CSN, TRN BA5.

Rendu global

SI la signature en V est souvent la plus appréciée du grand public, elle n’est pas toujours maîtrisée par les constructeurs. Fort heureusement, les EPZ K1 font les choses bien, voire même très bien. Ici, ce sont les basses fréquences qui mènent la danse. Le reste n’est toutefois pas oublié. Préparez-vous, ça va swinguer !

Basses

Amis basshead, les EPZ K1 sont pour vous. De tous mes intras, ils sont certainement les plus basseux. Métal, électro, rap : ils dévoilent tout leur potentiel sur les morceaux mettant en avant le bas du spectre. Et ils le font bien. Le driver dynamique de 9.2 mm fait un excellent travail !

Les basses sont profondes, enveloppantes mais savent rester claires. Il en ressort un côté chaleureux très sympa qui ne tombe pas dans une sonorité trop sombre. C’est vraiment très plaisant, même si ça semblera un peu violent aux habitués de tonalités plus neutres, du moins durant les premières heures d’écoute.

Médiums

Signature en V oblige, les médiums sont légèrement en retrait sur les EPZ K1. Ils ne sont toutefois pas submergés par les basses puissantes. Le centre du spectre trouve ainsi sa place plutôt proprement. J’aurais toutefois un petit reproche sur les voix qui m’ont semblé un peu « vaporeuses » sur certains morceaux, comme légèrement éloignées et voilées…

Je vous rassure, c’est très léger. Dans l’ensemble, ces intras s’en sortent très bien avec ce petit côté chaleureux pas vilain du tout. Surtout que les bas-médiums assurent suffisamment d’impact pour bouger l’ensemble. Une fois encore, les styles métal et électro seront à privilégier sur ces écouteurs filaires !

Aigus

En général, les signatures en V mettent en avant les aigus au même titre que les basses. Il en ressort parfois un phénomène de sibilance qui se traduit par une perception de sifflements et chuintements désagréables, rendant l’écoute fatigante après un petit moment.

Ce n’est pas le cas sur les EPZ K1. Étonnamment, les aigus restent bien à leur place. Ils se révèlent très neutres, sans jamais en faire trop. Il s’en dégage une petite sensation de manque de détails et d’aération. Rien de bien méchant, mais il est clair que les K1 ne sont pas taillés pour l’écoute de musique classique.

Scène sonore et précision

Je l’évoquais juste au-dessus, les intras entrée de gamme de chez EPZ n’ont pas la meilleure scène sonore, ni la meilleure précision du marché. Ils offrent avant tout une présentation centralisée, avec très peu d’instruments se détachant sur les côtés. Il en ressort un côté assez intime. Ce n’est pas désagréable pour autant, je vous rassure !

Baladeur FiiO EPZ K1

Ce côté intime colle bien au son chaleureux dégagé par ces écouteurs chinois. La précision globale et l’aération sont de bonne qualité, même si là aussi on a vu mieux sur les CCA CA16 pour ne citer qu’eux. Les aigus un peu timides n’y sont probablement pas étrangers.

Côté source, je vous recommande de privilégié quelque chose de neutre. Évitez les baladeurs ou DAC de bureau aux orientations trop chaudes, vous risquez de vous noyer sous un trop-plein de basses. Le AP80 Pro est très bien pour les K1, de même que le FiiO M11 Pro. En revanche, ça passe moins bien sur le HiBy R3 Pro, ce DAP produisant une sonorité chaude tout en sapant les aigus…

 

Conclusion EPZ K1

L'avis de ChiFi.fr
  • Design et finitions
  • Confort
  • Qualité sonore
  • Rapport qualité/prix
3.9

Résumé

Vous aimez les sons qui vibrent, les musiques qui tapent bien ? Alors foncez sur les EPZ K1.

Ces petits intras ChiFi très bien conçus, sobres et bénéficiant d’une belle isolation raviront avant tout les basshead. Métal, électro et autres morceaux qui jouent sur les basses fréquences viendront vrombir dans vos oreilles avec puissance et maîtrise. Rares sont les signatures en V bien maîtrisées à petit budget, il serait donc dommage de passer à côté de ces écouteurs chinois. Faites juste attention d’utiliser une source neutre afin de ne pas finir dans une bouillie de basses peu agréable !

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